Fakfak

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Fakfak
Fak-Fak
Administration
Pays Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Province d'Indonésie Papouasie occidentale
Kabupaten Kabupaten de Fakfak
Démographie
Population 12 566 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 2° 55′ 00″ sud, 132° 18′ 00″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Indonésie
Voir sur la carte administrative d'Indonésie
Fakfak

Fakfak, anc. Fak-Fak [ˈfaʔfaʔ] est une ville d'Indonésie, chef-lieu du kabupaten de Fakfak, en Papouasie occidentale. Sa population était de 12 566 habitants lors du recensement de 2010[1]. Elle est desservie par l'aéroport de Fak-Fak. Il s'agit de la seule ville de Papouasie occidentale avec une communauté indienne et une communauté arabe musulmane[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fak-Fak était historiquement une importante ville portuaire, liée au sultanat de Ternate avec qui elle entretenait des relations[2]. Le sultanat accorda plus tard le droit au gouvernement colonial néerlandais de s'implanter en Papouasie, incluant la ville de Fak-Fak[2]. Les néerlandais commencèrent la colonisation en 1898[3]. La ville possède encore quelques bâtiments coloniaux construits au moment de cette phase de colonisation[2].

Le premier détachement japonais atterrit à Fak-Fak le , la petite garnison de la KNIL se rendit sans combattre[4].

Fak-Fak est aujourd'hui une ville isolée, rarement utilisée pour l'import-export[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Fak-Fak est située en Papouasie occidentale, dans la péninsule de Bomberai, près de Tambaruni Bay[3]. Elle est située dans une zone avec de nombreuses collines de calcaire, ainsi que des rivières et des grottes[3],[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Une petite communauté d'arabes musulmans et d'indiens d'Indonésie résident à Fak-Fak, descendant des marchands qui arrivèrent en Papouasie au XIXe siècle. Ces minorités ont diminué récemment avec la baisse de l'activité portuaire de la ville. C'est la seule ville de Papouasie occidentale avec ce type de communauté[2].

Identité culturelle[modifier | modifier le code]

La ville étant historiquement à la fois sous le contrôle du sultanat de Ternate et située en Nouvelle-Guinée, elle est aujourd'hui divisée entre pro-indonésiens et défenseurs de l'organisation pour une Papouasie libre[6].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La ville vit du tourisme grâce à son aéroport et à ses 1,5 km de plage de sable blanc situés à une demi-heure de la ville[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (id) « Sensus Penduduk 2010 » (consulté le 26 janvier 2018)
  2. a b c d e et f (en) Farish Ahmad Noor, « The Arrival and Spread of the Tablighi Jama'at in West Papua, Irian Jaya, Indonesia », RSIS working paper,‎ , p. 31
  3. a b c et d (en) Ryan Ver Berkmoes, Lonely Planet Indonesia, Lonely Planet Publications, , 908 p. (ISBN 978-1-74104-830-8), p. 785
  4. (en) « Pacific Wrecks - Fakfak » (consulté le 26 janvier 2018)
  5. (en) Stephen Backshall, Rough Guide to Indonesia, Rough Guides, , 1113 p. (ISBN 978-1-85828-991-5, lire en ligne), p. 1022
  6. (en) Richard Chauvel, Constructing Papuan Nationalism : History, Ethnicity, and Adaption, East-West Center Washington, , 120 p. (ISBN 978-1-932728-26-2, lire en ligne), p. 63