Ambassade des États-Unis en Israël

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Ambassade des États-Unis en Israël
Drapeau des États-Unis
États-Unis
Vue de la mission diplomatique
L'ambassade des États-Unis en Israël, à Jérusalem

Lieu 14 David Flusser Street
Jérusalem
Coordonnées 31° 44′ 52″ nord, 35° 13′ 29″ est
Ambassadeur David M. Friedman
Nomination 2016
Site web http://il.usembassy.gov/
Géolocalisation sur la carte : Israël
(Voir situation sur carte : Israël)
Ambassade des États-Unis en Israël

Voir aussi : Ambassade d'Israël aux États-Unis

L'ambassade des États-Unis en Israël est la représentation diplomatique des États-Unis auprès d'Israël. Elle est située à Jérusalem depuis le . Depuis , l'ambassadeur est David M. Friedman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître de facto le nouvel État d'Israël le [1]. La reconnaissance de jure a eu lieu le . Peu de temps après, l'ambassade américaine à Tel Aviv a été ouverte. James Grover McDonald est devenu le premier ambassadeur le .

La loi sur l'ambassade de Jérusalem, adoptée par le Congrès en 1995, oblige les États-Unis à transférer leur ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem d'ici le et à ce que les États-Unis considèrent Jérusalem comme la capitale d'Israël. L'ambassade reste à Tel Aviv parce que la loi permet également au président de «reporter indéfiniment l'application de la loi si le déménagement présente des problèmes de sécurité nationale».

Les accords d'Oslo prévoient que le statut de Jerusalem doit être négocié[2]

Le Consulat général à Jérusalem, créé en 1844, représente les États-Unis à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en tant que mission indépendante des États-Unis dont les membres ne sont pas accrédités auprès d'un gouvernement étranger.

En 2001, au Sommet de Taba, Bill Clinton a proposé que Jérusalem puisse être une ville ouverte capitale des deux États.

En 2003, l'Initiative de Genève accorde palestiniens et israéliens. Selon cet accord, « Les capitales mutuellement reconnues des deux Parties seront situées dans des zones de Jérusalem placées sous leur souveraineté respective. »

Le , le président américain Donald Trump déclare que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d'Israël et annonce son intention de déplacer l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem[3],[4]. Le , le vice-président américain Mike Pence annonce que l'ambassade américaine ouvrira avant la fin de l'année 2019[5].

Les États-Unis inaugurent officiellement leur ambassade à Jérusalem le [6]. La date correspond aux 70 ans de la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël. Ivanka Trump, femme d'affaires et fille du président américain Donald Trump, représente les États-Unis lors de la cérémonie d'inauguration. Le bâtiment a reçu une bénédiction religieuse chrétienne. Cette bénédiction religieuse est faite par John Hagee et Robert Jeffress (en), deux pasteurs texans invités par Donald Trump qui, selon l'historien Jean-Pierre Filiu, se seraient fait remarquer dans le passé par des déclarations à caractère antisémite[7] et liés à l'organisation de John Hagee: Chrétiens unis pour Israël.

Dans le cadre de la Marche du retour, des manifestations sont organisées[8] dans la bande de Gaza par le Hamas contre l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël. Ces manifestations sont perçues comme violentes par Israël[9],[10] L'armée israélienne ouvre alors le feu depuis sa frontière avec Gaza : 62 Palestiniens sont tués[11],[12], dont 50 membres du Hamas et 3 membres du Jihad islamique palestinien[13],[14],[15],[16]. Plusieurs centaines d'autres sont blessés - plus de 2000 blessés selon l'ambassadeur palestinien à l'ONU[17]. Face à une critique internationale, Israël revendique son droit à défendre son intégrité territoriale[18],[19]. Seuls les États-Unis soutiennent Israël au Conseil de Sécurité des Nations unies[20] : le , l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley déclare qu'Israël a fait preuve de retenue, et elle réfute le lien entre ces violentes manifestations et l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem[20],[21].

Ce déplacement d'ambassade a été décrit comme un « acte de provocation et d’hostilité contre la nation islamique » dans un texte de l'Organisation de la coopération islamique[22].

Le dimanche , 10000 personnes manifestent pacifiquement contre l'ambassade des États-Unis à Jérusalem à Casablanca au Maroc, avec les slogans “Palestine’s eternal capital” et “death to Israel”[23].

Bâtiment de l’ancienne ambassade[modifier | modifier le code]

Bureau de l'ancienne ambassade à Tel-Aviv.

Le bâtiment de l'ancienne ambassade à Tel-Aviv, situé à l'intersection des rues Hayarkon et Shalom Aleichem, est un bâtiment de six étages avec une façade brute et fortifiée. Une barrière de sécurité a été érigée dans les années 1990 pour empêcher les attaques sur l'ambassade par des véhicules. L'arrière du bâtiment fait face à la jetée Herbert Samuel et est plus bas que son front, en raison de la cascade d'élévation de la crête de kurkar parallèle à la mer. Au sud de l'immeuble se trouve le parking qui le sert, également entouré d'un mur et bien conservé. Sur le toit du bâtiment sont des antennes et des appareils électroniques.

Ambassadeurs[modifier | modifier le code]

Liste des ambassadeurs depuis 2000
Diplomate Date de
nomination
Date de remise des
lettres de créance
Date de
Fin de mission
Martin Indyk
Daniel C. Kurtzer
Richard Henry Jones
James B. Cunningham
Daniel B. Shapiro
David M. Friedman

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. il.usembassy.gov / Policy & History
  2. https://peacemaker.un.org/sites/peacemaker.un.org/files/IL%20PS_930913_DeclarationPrinciplesnterimSelf-Government%28Oslo%20Accords%29.pdf
  3. (en)Presidential Proclamation Recognizing Jerusalem as the Capital of the State of Israel and Relocating the United States Embassy to Israel to Jerusalem
  4. Jérusalem, capitale d’Israël : une décision plus réfléchie qu’il n’y paraît
  5. Jérusalem : l'ambassade américaine ouvrira avant la fin 2019
  6. Les États-Unis inaugurent officiellement leur ambassade à Jérusalem
  7. Jean-Pierre Filiu, « Les amis antisémites de Trump à Jérusalem », Un si Proche Orient,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2018).
  8. (en) « Inside look: How Gaza protesters attempted to breach the border fence », The Jerusalem Post | JPost.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  9. (en) « ‘Unprecedented’ violence in Gaza leaves 58 Palestinians dead, thousands wounded », The Jerusalem Post | JPost.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  10. (en) « 'Ready for a shocker? I agree with Hamas' », sur Israel National News, (consulté le 17 mai 2018)
  11. « Gaza : au moins 60 victimes palestiniennes à la suite des heurts de lundi », sur leparisien.fr, (consulté le 15 mai 2018)
  12. (en) Ian Lee and Salma Abdelaziz, CNN, « Hamas claims 50 of its members died in Monday's clashes in Gaza », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  13. (en) Judah Ari Gross, « Hamas official: 50 of the 62 Gazans killed in border violence were our members », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  14. (en) Jack Khoury, « 50 of Dead in Gaza Protests Were Hamas Activists, Says Senior Hamas Official », Haaretz,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  15. (en) « Hamas official: 50 of those killed in Gaza Monday were members », The Jerusalem Post | JPost.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  16. (en-US) « Hamas says most of protesters killed by Israel in Gaza were members », NBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  17. « En direct : au moins 41 morts à Gaza, l'ambassade américaine inaugurée à Jérusalem », sur france24.com, (consulté le 14 mai 2018)
  18. (en) « 'We will protect the State of Israel' », sur Israel National News (consulté le 17 mai 2018)
  19. (en) « Netanyahu: Riots on border are not civilian protests, but warlike acts by Hamas », The Jerusalem Post | JPost.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  20. a et b (en-US) Carol Morello, Loveday Morris et Karen DeYoung, « Israel, U.S. criticized for Palestinian deaths in Gaza clashes as death toll rises », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  21. (en-US) « Calls for Investigation, but No Consensus at UN Gaza Meeting », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 17 mai 2018)
  22. Le Monde avec AFP, « Les pays musulmans réclament une « force de protection internationale » pour les Palestiniens », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  23. https://www.nytimes.com/2018/05/20/world/africa/morocco-israel-protest.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]