Abigail Scott Duniway

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Abigail Scott Duniway
AbigailScottDuniway.jpg
Biographie
Naissance
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Groveland (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Cimetière de River View (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Abigail Jane ScottVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
John Tucker Scott (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Catherine Amanda Coburn (en)
Harvey W. Scott (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Clyde Augustus Duniway (en)
Wilkie Collins Duniway (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Archives conservées par
University of Oregon Libraries (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Abigail Scott Duniway (22 octobre 1834 - 11 octobre 1915) est une féministe américaine, rédactrice en chef de journal et écrivaine dont les efforts ont été déterminants pour obtenir le droit de vote des femmes aux États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Duniway (assise) avec le gouverneur Oswald West, signant l'amendement sur le suffrage féminin

Abigail S. Duniway naît sous le nom d'Abigail Jane Scott près de Groveland, Illinois, de John Tucker Scott et Anne Roelofson Scott. Des neuf enfants de sa famille qui ont survécu à la petite enfance, elle est la deuxième. Elle grandit sur la ferme familiale et se rend par intermittence à l'école locale. En mars 1852, contre la volonté d'Anne Scott qui a une santé fragile, John crée un groupe de 30 personnes et 5 chariots tirés par des bœufs pour émigrer en Oregon. Anne meurt du choléra près de Fort Laramie, sur l'Oregon Trail, en juin, et Willie, 3 ans, le plus jeune enfant de la famille, meurt en août le long de la rivière Burnt. En octobre, la famille atteint sa destination, Lafayette, dans la vallée de Willamette. Après avoir enseigné à Eola début 1853, Abigail Scott épouse Benjamin Charles Duniway, un fermier de l'Illinois, le 1er août. Ils ont six enfants: Clara Belle (née en 1854), Willis Scott (1856), Hubert (1859), Wilkie Collins (1861), Clyde Augustus (1866) et Ralph Roelofson (1869)[1].

Les Duniways ont une ferme dans le comté de Clackamas jusqu'en 1857, date à laquelle ils déménagent dans une ferme près de Lafayette. Ils perdent cette deuxième ferme après s'être portés cautions pour un ami de Benjamin qui ne rembourse pas ses dettes. Peu de temps après, Benjamin est handicapé définitivement dans un accident, et Abigail doit travailler pour faire vivre la famille[2]. Elle commence par ouvrir et diriger un petit pensionnat à Lafayette. En 1866, elle s'installe à Albany où elle enseigne dans une école privée pendant un an, puis ouvre une boutique de chapellerie et de couture qu'elle dirige pendant cinq ans. Irritée par des histoires d'injustice et de mauvais traitements qui lui ont été relayées par des clientes mariées de sa boutique, et encouragée par Benjamin, elle déménage à Portland en 1871 et y fonde The New Northwest, un hebdomadaire consacré aux droits des femmes. Elle publie le premier numéro le 5 mai 1871 et continue la publication pendant 16 ans[1].

En 1872, elle est invitée à s'adresser à la législature de l'Oregon pour faire valoir le droit de vote des femmes. Elle comparait au nom de l'Oregon State Woman Suffrage Association (en), mais personne ne veut l'accompagner, les autres militantes ayant peur de la réaction de leur mari ou d'autres personnes. Enfin, elle rencontre Mary Sawtelle (en), qui accepte de l'accompagner dans cet environnement jusque-là exclusivement masculin[3]. Duniway subit des revers personnels tels qu'une mauvaise santé, des problèmes d'argent et l'opposition de son propre frère Harvey W. Scott, qui édite le journal The Oregonian à Portland. Il est convaincu que les femmes ne veulent pas le droit de vote et écrit de nombreux articles sur ce sujet. Avec son journal, elle soutient ouvertement le Sole Trader Bill et la loi sur les biens des femmes mariées qui, une fois adoptés, donnent aux femmes de l'Oregon le droit de posséder et de gérer leur patrimoine.

En 1912, l'Oregon devient le septième État des États-Unis à adopter le suffrage féminin[4]. Le gouverneur Oswald West (en) lui demande de rédiger et de signer la proclamation du suffrage mixte[5]. Elle est ainsi la première femme à s'inscrire pour voter dans le comté de Multnomah.

Elle est enterrée au River View Cemetery à Portland[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'ouvrage Captain Gray's Company; or, Crossing the Plains and Living in Oregon (1859), est le premier roman à être commercialisé en Oregon[6]. Comme la plupart de ses œuvres, il s'inspire de ses expériences de jeune femme sur l'Oregon Trail. Son dernier roman est From the West to the West: Across the Plains to Oregon (1905).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Johnson, p. 531–33
  2. Groff, « A Woman Pathfinder », Sunset Magazine, vol. August 1911,‎ , p. 162–165 (lire en ligne)
  3. (en)"Wikisource link to 78". The Souvenir of Western Women. Wikisource. 
  4. Moynihan, p. xiv
  5. Moynihan, p. 216
  6. Shein, pp. 11–12

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johnson, LC; James, Edward T., éd.; (1971). "Duniway, Abigail Jane Scott" dans Notable American Women: A Biographical Dictionary, vol. 1, A – F. Cambridge, Massachusetts: The Belknap Press de Harvard University Press. (ISBN 0-674-62734-2).
  • Moynihan, Ruth Barnes (1983). Rebelle pour les droits: Abigail Scott Duniway . New Haven, Connecticut: Yale University Press. (ISBN 0-300-03478-4).
  • Shein, Debra (2002). Abigail Scott Duniway (Western Writers Series n ° 151). Boise, Idaho: Université d'État de Boise. (ISBN 0-88430-151-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]