Îles Turques-et-Caïques

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Îles Turques-et-Caïques
(en) Turks and Caicos Islands
Îles Turques-et-Caïques
Armoiries
Îles Turques-et-Caïques
Drapeau
Îles Turques-et-Caïques
Carte des îles Turques-et-Caïques
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Statut Territoire britannique d'outre-mer
Capitale Cockburn Town
Reine Élisabeth II
(depuis 1952)
Premier ministre britannique Boris Johnson
(depuis 2019)
Gouverneur Nigel Dakin
(depuis 2019)
Premier ministre Sharlene Cartwright Robinson (en)
(depuis 2016)
Démographie
Population 51 507 hab.
Densité 54 hab./km2
Ville(s) principale(s) Providenciales, Cockburn Town
Langue(s) anglais
PIB (2000)
 · PIB/hab.
231 millions de dollars
9 600 $
Géographie
Coordonnées 21° 45′ nord, 71° 35′ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 49 m (Blue Hills, Providenciales / Flamingo Hill, East Caicos)
Superficie 94 800 ha = 948 km2
Île(s) principale(s) Caïcos : Providenciales, North Caicos, Middle Caicos, East Caicos
Turks : Grand Turk, Salt Cay
Divers
Monnaie Dollar américain (USD)
Fuseau horaire UTC −05:00 (été : UTC−04:00)
Domaine internet .tc
Indicatif téléphonique 1-649
Hymne God Save the Queen (hymne du Royaume-Uni)
This Land of Ours (en) (hymne local)
Code ISO 3166-1 TCA, TC
Localisation
Localisation de Îles Turques-et-Caïques
Localisation des îles Turques-et-Caïques dans les Antilles.
Géolocalisation sur la carte : Caraïbes
Voir sur la carte administrative des Caraïbes
City locator 14.svg
Îles Turques-et-Caïques
Géolocalisation sur la carte : Caraïbes
Voir sur la carte topographique des Caraïbes
City locator 14.svg
Îles Turques-et-Caïques
Liens
Site web www.gov.tc

Les îles Turques-et-Caïques, également appelées îles Turquoises[1] ou îles Turks-et-Caïcos[2], en anglais : Turks and Caicos Islands, sont un territoire britannique d'outre-mer des Caraïbes situé au sud-est des Bahamas, au nord-est de Cuba et au nord d'Haïti. Elles sont composées d'un chapelet de trente îles d'une superficie totale terrestre de 948 km2[3] réparties en deux archipels : les îles Turks et les îles Caïcos faisant elles-mêmes partie avec les Bahamas des îles Lucayes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Habitées par les Arawaks puis par les Kalinagos, les îles Turks et les îles Caïcos furent découvertes en 1512 par l'Espagnol Juan Ponce de León[4]. Elles changèrent de mains en 1681, date à laquelle les premiers colons venant des Bermudes imposèrent la souveraineté britannique. Il semble que le nom des îles provienne de l'anglais Turk’s head (le melocactus « tête de Turc ») et de l'arawak kayahik (« collier d'îles »), à moins que ne soit vraie la légende qui l'attribue à un colon originaire de la communauté chrétienne de l'Empire turc du nom de Bernardo Kaïkos[5].

Elles furent rattachées officiellement aux Bahamas jusqu'en 1848, puis à la Jamaïque jusqu'en 1962, puis de nouveau aux Bahamas jusqu'en 1973, date à laquelle les Bahamas accédèrent à l'indépendance et les Îles Turques-et-Caïques devinrent dès lors un territoire britannique d'outre-mer à part entière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Îles Turques-et-Caïques sont composées des îles Turks et des îles Caïcos, deux archipels formant l'extrémité sud-est des îles Lucayes, un ensemble d'îles plus vaste dont les autres terres forment les Bahamas et généralement rattachées aux Caraïbes, bien qu'elles ne soient pas situées dans la mer des Caraïbes, mais baignées par l'océan Atlantique. Ces îles ne font pas partie des Grandes Antilles malgré leur proximité avec les îles de Cuba et Hisponiola.

L'île de West Caicos se situe à 47 km à l'est-nord-est de l'île Little Inagua, aux Bahamas, tandis que Grand Turk est à 166 km au nord des côtes septentrionales de la République dominicaine.

L’environnement végétal des Îles Turques-et-Caïques se compose de marais, de mangroves qui se sont développées sur un sol calcaire. Ces îles subissent un fort ensoleillement et sont victimes d'une aridité marquée. Elles souffrent également des ouragans, fréquents dans la région.

Principales îles Caïcos :

Principales îles Turks :

Climat[modifier | modifier le code]

Les Îles Turques-et-Caïques possèdent un climat tropical chaud et sec. Les îles reçoivent en général entre 500 et 600 mm d'eau par an. Les jours de pluie sont également peu nombreux, avec 46 jours de pluie par an. Les îles souffrent d'aridité. La saison humide est peu marquée et courte, d'octobre à décembre. À ce moment, les précipitations sont maximales avec, pour chacun de ces mois, six jours de pluie. En revanche, la saison sèche, qui s'échelonne de janvier à octobre, connaît des minima de deux jours de pluie comme en mars.

Les îles sont très chaudes, la température moyenne est 29 °C. C'est entre avril et octobre que les températures sont les plus élevées.

Températures moyennes dans les Îles Turques-et-Caïques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 23 23 23 24 25 26 26 26 26 26 24 24
Température maximale moyenne (°C) 29 29 30 32 31 31 32 33 33 32 31 30
Source : [6]


Politique[modifier | modifier le code]

Les îles ne constituent pas un État indépendant mais un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni avec pour souveraine la reine Élisabeth II. Elle est représentée dans ce territoire par un gouverneur.

Le Premier ministre (en anglais : Premier) est le chef de l'exécutif. Cette fonction était assumée par Michael Misick depuis les élections législatives du . Ce dernier démissionne en mars 2009 à la suite de graves soupçons de corruption[7]. Il est alors remplacé par Galmo Williams. En août 2009, le gouvernement britannique suspend le gouvernement autonome et confie au gouverneur du territoire la charge de celui-ci pour une période de deux ans[8].

Le pouvoir législatif est détenu par le parlement monocaméral, l'Assemblée des Îles Turques-et-Caïques (House of Assembly) qui comprend 21 membres dont 15 élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. Les dernières législatives ont eu lieu le 9 février 2007. En août 2009, le Parlement a été suspendu et ses pouvoirs transférés au gouverneur du territoire jusqu'en 2012.

La vie politique des îles est dominée par deux partis :

  • le Parti progressiste national (Progressive National Party) de l'ancien chef du gouvernement Michael Misick ;
  • le Mouvement démocratique du peuple (People's Democratic Movement)[9].

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Les Îles Turques-et-Caïques constituent un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni et sont classifiées dans la liste des territoires non-indépendants par le comité des Nations unies à la décolonisation.

Annexion au Canada[modifier | modifier le code]

Drapeau fictif canadien incluant les armoiries des Îles Turques-et-Caïques.

En 1917, le Premier ministre du Canada, Robert Laird Borden, est le premier à émettre l'idée d'annexion des îles. Selon lui, les deux archipels seraient logiquement, originellement, et historiquement, plutôt destinés à rejoindre l'État des Bahamas, mais la population, ainsi que la classe politique[réf. nécessaire], souhaite favoriser des liens avec le Canada, un pays pourtant plus éloigné, et qui n'est pas dans l'espace caribéen.

En 1974, à la demande des insulaires turks, un député canadien dépose à la Chambre des communes un amendement en ce sens. Les dirigeants de l'archipel entament des discussions avec le gouvernement du Canada dans le but d'une intégration du territoire au sein de la Confédération canadienne en tant que onzième province, ce qui pose problème à l'archipel car cela nécessiterait un amendement constitutionnel, une proposition extrêmement difficile et risquée au Canada[pourquoi ?]. En 1986, 90 % de la population des Îles Turques-et-Caïques votent en faveur de joindre le Canada[réf. nécessaire].

En 2004, la province canadienne de Nouvelle-Écosse invite l'archipel à rejoindre la province dans l'éventualité où le reste du pays accepterait de l'annexer[10].

En 2014, le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, affirme que son gouvernement n'est pas intéressé à annexer les îles[11]. Cependant, le député canadien Peter Goldring continue à faire pression tandis que le Premier ministre des îles Rufus Ewing maintient sa position de vouloir raffermir les liens entre son territoire et le Canada[réf. souhaitée].

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme, la pêche et les services financiers offshore constituent les principales activités économiques de l'archipel. Ses principales ressources économiques naturelles sont la langouste et la conque.

L'archipel dispose de quantité limitée d'eaux souterraines ; de ce fait, les habitants ont pour habitude d'installer des citernes afin de recueillir l'eau de pluie destinée à l'irrigation des végétaux.

Les îles sont desservies par l'aéroport international de Providenciales.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Huit des trente îles sont inhabitées, les autres îles ont une population estimée à 44 859 habitants en 2012[12] et de 51 500 en 2015. La plus grande partie de la population vit sur Providenciales (une des îles Caïcos).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Îles Turquoises: des Québécois attendent des nouvelles de leur transporteur aérien », sur Le Journal de Montréal, (consulté le 3 juin 2019).
  2. Entités géopolitiques souveraines ou dépendantes, site internet du Conseil national de l'information géographique, Commission nationale de toponymie
  3. « Turques-et-Caïques • Fiche pays • PopulationData.net », sur populationdata.net (consulté le 23 janvier 2020).
  4. « Informations Pratiques pour les Visiteurs aux Îles Turques-et-Caïques », sur visittci.com (consulté le 23 janvier 2020)
  5. (en) « Name origin of the Turks and Caicos », sur staciesteensland.com (consulté le 23 janvier 2020)
  6. (en) « Grand Turk, Turks and Caicos Islands Travel Weather Averages (Weatherbase) », sur weatherbase.com (consulté le 23 janvier 2020)
  7. Article dans Courrier International du 27 mars 2009.
  8. (en) Damien McElroy, « Turks and Caicos: Britain suspends government in overseas territory », The Daily Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020)
  9. (en) « Country Profile: Turks and Caicos Islands », sur electionguide.org (consulté le 23 janvier 2020)
  10. (en) « N.S. votes to invite Turks and Caicos to join it », sur cbc.ca, (consulté le 29 janvier 2020).
  11. Mark Dunn, « Pas d'annexion d'îles paradisiaques, tranche John Baird », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020).
  12. site Web du recensement de la population en 2012 http://www.world-gazetteer.com/wg.php?x=&men=gadm&lng=en&des=wg&geo=-204&srt=npan&col=abcdefghinoq&msz=1500

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Îles Turques-et-Caïques.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]